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O caso “Face Oculta”, tal como os casos anteriores – “Freeport”, “Sobreiros”, “Submarinos”, “Casa Pia” – e outros que fomos conhecendo pelos jornais (mas de que nunca mais conhecemos os resultados), coloca em dicussão um dos principais fundamentos da vida democrática no séc. XXI: a transparência e o direito de acesso à informação.

Na relação entre os membros de uma comunidade, de uma sociedade, de um país, a autoridade e a legitimidade para o exercício do poder assentam no mútuo consentimento e reconhecimento. A informação, e as condições em que circula e se difunde, têm um papel fundamental nesse reconhecimento e consentimento da autoridade e da legitimidade do poder.

Mas que sabemos nós a partir das informações a que acedemos? Onde acaba o relato objectivo dos factos e começa a cortina de fumo, que oculta outros interesses e outras legitimidades?

La transparence, comme le secret, appelle des manipulations. Toute information donne lieu à une présentation, à une fabrication. L’exigence de transparence constitue une demande légitime, mais elle ne peut être un remède miracle.

Cette exigence s’inscrit dans un rapport de forces: ce que certains veulent dévoiler, d’autres ont intérêt à le maintenir dissimulé. Chaque effort de transparence déclenche des adaptations, des ajustements. C’est la course sans fin entre gendarmes et voleurs, entre tricheurs et honnêtes gens.

La gouvernance reconnait à l’information un rôle central. Le pouvoir ne s’exerce plus par la force mais par le dialogue et la persuasion.

La gouvernance exprime le déplacement de l’équilibre entre secret et publicité.

Dans l’univers calfeutré du puritanisme et de la bourgeoisie, le secret (naissances illégitimes, origines des grandes fortunes …) est un trou noir, à la fois absolu, perpétuel et omniprésent ; c’est autour de son opacité que se bâtit la vie sociale. Or l’information et la publicité bousculent à coups de boutoir ces zones de secret ; elles grignotent ou même dévorent ces espaces et les amènent en couverture des magazines.

La transparence complète existerait enfin! Peut-être, mais la voici d’emblée corrompue et corruptrice. Il s’agit de révéler la vérité mais surtout de raconter des histoires: enfants abandonnés retrouvant leurs parents; romances se terminant devant les tribunaux …

Defarges, P.M., (2003). La Gouvernance. Paris: PUF

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